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Contamination, infection et encrassement

Contamination, infection et encrassement

La contamination désigne l’introduction non voulue de micro-organismes infectieux, bactéries, levures, champignons et protozoaires, ainsi que virus et prions. Elle comprend aussi la contamination par des toxines telles que les endotoxines, les exotoxines et leurs produits dérivés.

L’infection désigne l’invasion de tissus de l’organisme par des microbes. Son issue dépend de nombreux facteurs. Une infection laissée sans contrôle peut évoluer en maladie. La maladie s’installe lorsque l’on passe d’un état sain à un état malade du fait de microbes vivant dans le tissu. De nombreuses infections sont maîtrisées par le système immunitaire et n’évoluent pas en maladie.

L’encrassement désigne l’accumulation, sur une surface, de matière indésirable qui nuit à sa fonction. Les substances en cause peuvent être des organismes vivants ou des substances non vivantes, de nature inorganique ou organique. L’encrassement sous forme de protéines, de cellules et de bactéries fixées sur les dispositifs médicaux modifie leurs performances et peut conduire à une infection du patient. Il est fréquent sur les biocapteurs, les implants cardiovasculaires, les cathéters, les lentilles de contact et les instruments chirurgicaux.

L’encrassement préoccupe particulièrement l’industrie alimentaire, le monde médical et les centres de recherche. L’encrassement microbien et les bactéries résistantes aux antibiotiques sont partout. De nouvelles technologies se profilent sans cesse, qui pourraient aider à prévenir l’encrassement des surfaces et à empêcher la formation de biofilms. Plus récemment, l’Oak Ridge National Laboratory a mis au point un matériau composite actif que l’on peut activer directement ou à distance afin de modifier physiquement ou chimiquement une surface, pour empêcher l’encrassement par des micro-organismes ou au moins en déstabiliser la formation. L’idée est d’appliquer un stimulus à la structure du matériau pour modifier ses propriétés à l’échelle nanométrique, ce qui permet d’entraver l’encrassement bactérien. Les chercheurs estiment que cela fonctionnerait sur les cathéters, les dispositifs d’administration de médicaments et les drains. On pourrait aussi l’employer sur les matériaux de prothèse articulaire, les prothèses et d’autres dispositifs à long terme. Ce type de technologie a une portée économique : il réduirait les infections nosocomiales (contractées à l’hôpital) et les coûts liés à la mortalité due à la contamination, à l’encrassement et à l’infection. Plusieurs technologies de matériaux actifs sont en préparation.

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